Dernier tour de piste pour les protons du LHC en 2018

Oct 24, 2018

Les protons ont fait leurs adieux au Grand collisionneur de hadrons (LHC) au cours d’un dernier tour de piste. À 6 heures ce matin, les faisceaux du remplissage numéro 7334 étaient éjectés vers les arrêts de faisceaux. C’était la dernière exploitation du LHC avec des protons d’ici à 2021 puisque à partir du 10 décembre, les accélérateurs du CERN seront arrêtés pour une rénovation complète.

 


La page 1 du LHC, affichant l’état de fonctionnement de l’accélérateur, mercredi 24 octobre à 6h02. La spirale représente les paquets de protons stoppés par l’arrêt de faisceau. (image : CERN)

 

C’est l’heure d’un premier bilan pour les scientifiques qui relèvent le compteur de collisions. La luminosité intégrée en 2018 (autrement dit le nombre de collisions susceptibles de s’être produites au cours de l’exploitation 2018) a atteint 66 femtobarns inverses (fb-1) pour ATLAS et CMS, soit 6 points de mieux que prévu. Environ 13 millions de milliards de collisions potentielles ont ainsi été délivrées aux deux expériences. LHCb a accumulé 2.5 fb-1, plus que les 2.0 prévus, et ALICE, 27 picobarns inverses. La remarquable efficacité du LHC cette année est due à une excellente disponibilité de la machine et à une luminosité instantanée régulièrement au-dessus de la valeur nominale. Depuis le début de la deuxième période d’exploitation à une énergie de collision de 13 TeV, la luminosité intégrée s’est établie à 160 fb-1, au-delà des 150 fb-1 escomptés.

Mais l’exploitation du LHC n’est pas pour autant terminée cette année. Le spectacle continue pendant encore quatre semaines au cours desquelles le collisionneur va dompter une autre espèce de particules, les ions de plomb (des atomes de plomb  qui ont été ionisés, autrement dit débarrassés de leurs électrons). Après quelques jours de tests de la machine, les équipes vont injecter ces ions, une exploitation qui a été préparée pendant plusieurs mois dans les injecteurs. Ces collisions d''ions de plomb permettent de mener des études sur le plasma quark-gluon, un état de la matière qui aurait régné durant quelques millionièmes de seconde après le Big Bang.

 


Ce graphique montre la luminosité intégrée délivrée aux expériences ATLAS et CMS au cours des différentes périodes d’exploitation du LHC. L’exploitation de 2018 a permis de fournir 65 femtobarns inverses de données, soit 16 points de plus qu’en 2017. (Image : CERN)

 

 


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