Le monde au sortir du milieu universitaire n’est pas un trou noir

Aug 01, 2017


CERN Alumnus Thibaut Mueller


Actuellement: Chef de projet dans une société de conseil en management à Lausanne
Au CERN de 2009 à 2014 Étudiant et puis Étudiant doctorant à ATLAS dans le domaine de la recherche pour la nouvelle physique.


Quitter le milieu universitaire peut être intimidant et on peut se sentir frustré lorsque que cela vous arrive, parce qu’on pourrait le ressentir comme un échec. « Quand vous travaillez au CERN, vous êtes en quelque sorte totalement immergé dans le monde de la recherche et amené à penser que c’est la seule solution que vous avez pour faire carrière. C’est ce qu’on vous enseigne dès le début de vos études universitaires », dit Thibault. « Mais ce n’est pas vrai. Vous pouvez avoir confiance, tout ira bien!”.

Grâce aux nombreuses compétences qu’ils développent pendant leur carrière de chercheur, les scientifiques ont un énorme potentiel à offrir au monde, bien au-delà du domaine universitaire. « Dans la recherche, et particulièrement au CERN, vous apprenez à cultiver une approche de « résolution de problèmes » tout en travaillant en équipe, qui peut être appliquée dans des domaines nombreux et variés, et les recruteurs le savent très bien ! » dit-il, et il poursuit : « Ne vous limitez pas à penser exclusivement en termes de « data scientist » ou d’expertise en fonds spéculatifs. Les possibilités qui s’offrent à vous sont beaucoup plus variées. Nous devrions arrêter de traiter ce simple fait comme s'il s'agissait d'un tabou».

Avoir une expérience au CERN sur son CV peut vous aider à faire le grand saut. « Le CERN est une institution tellement réputée dans le monde entier que beaucoup de mes clients actuels me font confiance immédiatement, simplement parce que j‘ ai travaillé au CERN ! C’est un label de qualité qui vous aidera certainement à l’extérieur du Laboratoire. » dit Thibaut. Il ne s'agissait pas non plus de temps perdu: « Je suis friand du temps que j’ai passé au CERN, je m’y suis beaucoup amusé et j’ai également beaucoup appris ! Apres je suis passé à autre chose. Si c’était à refaire, certainement je le referai, mais je repartirais aussi ».

Ne le dites à personne, mais une des activités – peu orthodoxes - de Thibault durant sa période au CERN, était d’explorer les tunnels – non pas les tunnels des accélérateurs – mais ceux qui connectent les bâtiments du site principal. « Vous savez, il y a de nombreux souterrains ici à Meyrin qui sont les vestiges d’anciennes expériences, et durant mon temps au CERN, j’ai essayé de cartographier le sous-sol ». Chuuttt! Ces zones sont d’accès restreints et ouvertes seulement aux personnes en charge de leur maintenance !


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