L’accessibilité, une nécessité

May 13, 2019

La diversité est un moteur de la créativité du CERN. Inclure tout le monde et assurer l’égalité des chances est d’ailleurs l’un de ses grands principes. Mais le corollaire de l’inclusion, c’est l’accessibilité. Si un site, un bâtiment, un média, une connaissance exclut, que ce soit une toute petite minorité de personnes, la palette de la diversité restera incomplète.

La Journée mondiale de l’accessibilité, le 16 mai prochain, nous rappelle que, si nous ne voulons laisser personne derrière la porte, l’accessibilité pour tous, et notamment pour les personnes en situation de handicap, est une nécessité impérieuse. Le CERN s’est engagé à promouvoir l'inclusion et l'accessibilité, et de nombreuses équipes y travaillent. Le Bureau de la diversité recense et encourage les initiatives.

Le département des Ressources humaines, avec son Service des affaires sociales et le Service de santé au travail, met depuis longtemps déjà en place des mesures pour que les personnes en situation de handicap puissent s’intégrer au CERN. Un groupe de travail comprenant tous les acteurs concernés se réunit en cas de besoin pour aménager l’environnement de travail. Un réseau informel peut par ailleurs aider nos collègues en situation de handicap en répondant à des questions pratiques.

Mais l’égalité des chances requiert parfois un coup de pouce supplémentaire. Les statistiques montrent par exemple que, parmi les actifs, le taux de chômage est supérieur pour les personnes en situation de handicap. Le département des Ressources humaines a lancé en 2018 un stage réservé aux étudiants en sciences ou technologies en situation de handicap. Pour l’instant mise en place dans les deux États hôtes du CERN, cette initiative a été reconnue par la Société européenne de physique (EPS), qui lui a octroyé une bourse.

L’accessibilité, c’est également une question de mobilité et d’aménagement des bâtiments. Le portail GIS affiche tous les lieux accessibles en fauteuils roulants, et les projets de nouveaux bâtiments et d’aménagement prennent en compte l’accessibilité.

Le secteur des Relations internationales s’est également penché sur la question pour améliorer l’accès aux visites, aux expositions et au site web. Un groupe de travail sur la diversité au sein du secteur encourage les initiatives. La réception et la salle de conférence du bâtiment 33, ainsi que les premiers rangs du Globe bénéficient depuis peu d’une boucle auditive pour les visiteurs malentendants. L’équipe de communication locale vient de proposer un service d’interprétation en langue des signes, disponible sur demande, pour une première conférence grand public cette semaine et réitérera l’initiative pour d’autres événements. L’équipe des expositions a organisé en décembre un atelier réunissant des personnes aveugles et malvoyantes et des guides afin d’améliorer l’accessibilité des expositions. La démarche a débouché sur le développement de contenus tactiles et audio. L’accès au web est également mieux pris en compte, avec, sur le nouveau site public, une attention aux contrastes et des textes descriptifs pour les images.

Une collaboration entre l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et trois équipes du CERN (IT, service de Traduction et Bureau de la diversité) a démarré pour développer un système de transcription du discours en texte. Si le développement aboutit, il permettrait de rendre accessibles les enregistrements des conférences aux personnes sourdes et malentendantes en y adjoignant des sous-titres.


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