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  • Nouvelles du LS2 : 2000 kilomètres de câbles

    Jun 26, 2019

    Quelque 40 000 câbles doivent être installés ou retirés au CERN pendant le LS2. Mis bout à bout, ils représentent une distance de 2000 kilomètres !

    Deux types de câbles sont concernés : ceux en cuivre, qui transmettent des signaux aux systèmes des accélérateurs et alimentent les aimants, et les câbles en fibres optiques, qui transmettent des données sous forme de signaux lumineux. Ces derniers couvrent toutes les installations du CERN, de Meyrin à Prévessin, en passant par les tunnels des accélérateurs, les expériences et les halls techniques, comme une immense toile d’araignée.

    « La fibre optique et les câbles en cuivre transmettent toutes les informations recueillies ou envoyées par les détecteurs, l’instrumentation de faisceau, les capteurs, les tableaux de commandes, l’infrastructure informatique, etc. », explique Daniel Ricci, responsable de la section en charge du câblage (EN-EL-FC) au sein du département EN. « Tous les services du CERN sont concernés, la fibre optique et les câbles en cuivre sont omniprésents. »

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    Câbles refroidis à l’eau dans le tunnel du LHC. Ces câbles transportent le courant (qui peut atteindre 13 000 ampères) des convertisseurs de puissance aux amenées de courant (Image : CERN)

    Ils sont partout et dans des proportions impressionnantes : actuellement, quelque 20 000 fibres optiques réparties en 220 câbles sont par exemple installées au cœur de l’expérience ALICE, et 1200 câbles signaux en cuivre sont en cours d’installation dans le SPS dans le cadre du projet Fire Safety. D’autres grands projets du CERN sont également clients pendant le LS2, comme le projet LIU (LHC Injectors Upgrade), la rénovation de la zone Est, la rénovation du système d’accès du SPS, la mise en service des lignes d’extraction d’ELENA et le HL-LHC notamment.

    « Le CERN est probablement le seul endroit au monde où plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique résistante aux radiations sont nécessaires », poursuit Daniel Ricci. « Nous entretenons de fait des relations très étroites avec l’industrie, qui s’appuie sur notre expertise pour adapter et améliorer ce type de fibres. »

    Sur les 40 000 câbles traités pendant le LS2, 15 000 sont des câbles en cuivre obsolètes qui doivent être retirés. Mais encore faut-il savoir quel câble est obsolète. Car depuis la création du CERN, il y a 65 ans, environ 450 000 câbles ont été installés… dont une grande partie serpente encore dans les entrailles du Laboratoire. « Depuis le LS1, nous reprenons méthodiquement toutes les anciennes cablothèques papier du CERN pour répertorier chaque câble et le référencer dans notre cablothèque numérique », explique Daniel Ricci. « Sur les 95 000 câbles qui doivent être sauvegardés, 50 000 ont déjà été numérisés. »

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    Opération de décâblage dans le tunnel du SPS. De nombreux câbles ont été sortis des chemins de câble afin de faciliter le retrait des éléments obsolètes (Image : CERN)

    La plus grande campagne de décâblage du CERN est ainsi en cours depuis 2016. Lors des derniers arrêts techniques de fin d’année (YETS et EYETS), le Booster et le centre-anneau du PS ont été délestés de leurs vieux câbles inutiles. Actuellement, le décâblage a lieu aux points 3 et 5 du SPS.

    Pour faire face à cette tâche titanesque, la section EN-EL-FC, qui compte habituellement 20 personnes, a été renforcée. Seize personnes – boursiers, associés de projet, membres d’autres groupes – viennent ainsi leur porter main forte pendant le LS2. Les équipes des entreprises contractantes, qui travaillent sur le terrain et comptent plusieurs dizaines de techniciens, ont elles aussi été renforcées pour pouvoir suivre le rythme effréné imposé pendant le long arrêt. « La coordination, l’anticipation et le travail d’équipe sont indispensables pour mener à bien les 120 chantiers de câblage/décâblage qui ont lieu pendant le LS2 », souligne Daniel Ricci. « Nous avons la chance d’avoir une équipe très polyvalente, capable de conseiller les clients sur les différents types de câbles, de réaliser les études techniques, d’assurer la logistique et la coordination entre les différents intervenants et de superviser les chantiers. »

    Au total, pas moins de 140 personnes CERN et contractants travaillent sur les différentes campagnes de câblage et décâblage du LS2, en collaboration avec les utilisateurs finaux afin d’assurer un contrôle de la qualité aussi réactif que possible. « Nous tenons à remercier toutes les équipes et utilisateurs pour leur professionnalisme et leur engagement. Ils fournissent un travail d’une grande qualité, dans le respect scrupuleux des délais, et en toute sécurité », conclut Daniel Ricci.


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