Le CERN intensifie sa collaboration avec le Brésil grâce à la signature d’un accord scientifique avec un centre de recherche de premier plan

Le Brésil continue à renforcer ses liens avec le CERN avec la signature, le vendredi 4 décembre 2020, d’un vaste accord de collaboration scientifique et technologique entre son laboratoire national de recherche sur l’énergie et les matériaux (CNPEM) et l'Organisation. Cet accord revêt une importance particulière alors que le processus d’accession du Brésil au statut d’État membre associé du CERN se poursuit.

L’accord, signé lors d’une rencontre par visioconférence entre Frédérick Bordry, directeur des accélérateurs au CERN, et José Roque, directeur général du CNPEM, établit le cadre d’une collaboration en matière de recherche et développement dans des domaines d'intérêt commun, comme la technologie des accélérateurs de particules, la conception d’aimants et l’étude de matériaux supraconducteurs. « Je suis ravi de signer cet accord de collaboration. Depuis 30 ans, le Brésil est un partenaire solide pour les activités scientifiques du CERN. La signature de ce nouvel accord va renforcer notre collaboration en matière de recherche scientifique, de formation, d'innovation et de partage des connaissances dans le domaine de la technologie des accélérateurs, a expliqué Frédérick Bordry, ajoutant que le CNPEM et le Brésil ont de nombreux talents et compétences éprouvés dans ce domaine, qui seront source de bénéfices mutuels et qui motiveront les partenaires de l’industrie ».

Le CNPEM est un centre de recherche pluridisciplinaire, sous la tutelle du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation du Brésil. Son expertise dans le domaine de la physique des accélérateurs a récemment été renforcée par la conception, la construction et la mise en service du synchrotron SIRIUS, une source de lumière de quatrième génération de pointe dont le rayonnement synchrotron aidera le centre à sonder les propriétés de divers matériaux. Bien que l'objectif de SIRIUS diffère sensiblement de celui du complexe d'accélérateurs du CERN, la technologie et l'ingénierie des installations sont de même nature, ce qui laisse présager des échanges fructueux entre les deux institutions.

Cet accord pourra notamment favoriser des projets communs dans des domaines pertinents pour l'étude de faisabilité du futur collisionneur circulaire (FCC), tels que la supraconductivité, ainsi que la participation à long terme de l'industrie brésilienne aux activités du CERN, dans le cadre d’une possible accession du Brésil au statut d’État membre associé du CERN.

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