Lorsque des particules chargées de haute énergie percutent des molécules de gaz nobles, elles laissent une trace d'ionisation dans leur sillage. Ces signaux imperceptibles peuvent être amplifiés par des champs électriques, puis déchiffrés de façon électronique, ce qui permet de révéler avec une grande précision les traces des particules. Tel est le principe bien connu des détecteurs gazeux du LHC, qui se sont rendus indispensables en parvenant à couvrir, à moindres frais, une surface étendue d’un système de détection.

Malheureusement, les fréons, des chlorofluorocarbures nocifs pour l'environnement, jouent eux aussi un rôle essentiel dans le processus : ils permettent en effet d'atténuer les effets des bruits électroniques, difficilement contrôlables, afin de préserver l'intégrité du signal amplifié. Les physiciens du LHC s’attachent à renforcer les stratégies visant à éliminer les risques actuels, et étudient la possibilité de recourir à des gaz plus écologiques pour la prochaine génération de détecteurs. Ces thèmes ont été abordés au cours de l'atelier en ligne récemment animé par le CERN. Pour en savoir plus, lire le rapport complet (en anglais) du CERN Courier.

Other news