Changez de point de vue sur le CERN

May 29, 2018

Depuis une altitude d’environ 100 mètres, le nouveau drone du Service de l'Information du site et du patrimoine (SMB-SE-DOP) a réalisé en deux jours plus de 6 200 photos aériennes des sites de Prévessin et Meyrin du CERN. Ces images ont ensuite été combinées selon les principes de la photogrammétrie pour élaborer les orthophotos (des photos rectifiées pour être superposables à une carte plane) mises à votre disposition sur maps.cern.ch et gis.cern.ch. Le résultat, comme vous pouvez le voir, offre un niveau de détail sans précédent. La résolution ? 1,5 cm par pixel : quatre à dix fois mieux qu’auparavant.

Avant l’acquisition du drone, les images étaient prises par avion dans le cadre du partenariat entre le CERN et le Système d’Information du Territoire Genevois (SITG). Ces photos, que l’on retrouve encore dans les zones situées en dehors des sites clôturés du CERN, ne présentent qu’une résolution de 6 à 15 cm par pixel et ne sont mises à jour que tous les deux à quatre ans. Trop peu pour véritablement constituer un outil de géomatique comme c’est le cas aujourd’hui. Pour que les cartes restent à jour, le Service de l'information du site et du patrimoine prévoit de photographier les sites du CERN chaque année. Ces mises à jour seront également précieuses pour documenter l’histoire du CERN.

À gauche : le parking situé le long de la route Bohr. Notez la différence de résolution entre les anciennes photos aériennes (à droite de l’image, en dehors du domaine clôturé du CERN) et celles prises avec le nouveau drone. (Image issue de maps.cern.ch)

« Aujourd’hui, la grande précision des photos permet de créer des plans en numérisant directement les objets tels que le marquage routier, les bordures de voirie et les regards, explique Youri Robert, ingénieur géomaticien en charge du service. À partir de ces images, nous produisons aussi de manière quasi-automatique un modèle numérique de terrain (MNT) d’une précision topographique inférieure à 3 cm sur sol dur. C’est un gain de temps énorme pour la réalisation de plans topographiques pour des avant-projets d’ouvrages. » Ces modèles numériques sont aussi utilisés pour évaluer un volume de déblai dans le cadre d’importants travaux de terrassement, comme ceux pour le projet HL-LHC par exemple, et ainsi contrôler les volumes de terre excavés et stockés sans avoir à pénétrer physiquement sur le chantier.

« En pilotage manuel, le drone permet aussi d’inspecter ou d’explorer des zones difficilement accessibles, comme les toitures, les façades, le château d’eau, les stations électriques. En allant au plus près des objets, il est possible d’acquérir des images d’une très grande résolution : 1 ou 2 millimètres par pixel, poursuit Youri Robert. Nous nous sommes aussi équipés d’une caméra thermique pour réaliser des contrôles d’isolation et évaluer l’impact de travaux de rénovation. »

Rendez-vous sur maps.cern.ch et gis.cern.ch pour découvrir les nouvelles photos aériennes du CERN et n’hésitez pas à effectuer une requête « Drone Mapping » si vous souhaitez faire appel aux services du drone.


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